) Protestation en ligne : l’UE attaque l’interdiction autrichienne des animaux sauvages dans les cirques !
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L’UE ATTAQUE LA LEGISLATION AUTRICHIENNE SUR LE BIEN-ETRE ANIMAL
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Aidez-nous à conserver l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques !

Le commissaire européen Charlie McCreevy exige que l'Autriche affaiblisse sa nouvelle loi pour la protection des animaux. Il veut que l’interdiction d'utiliser des animaux sauvages dans les cirques, qui est actuellement en vigueur, soit abolie. M. McCreevy prétend que la loi autrichienne de protection des animaux est contraire à l’article 49 du traité européen, restreignant la libre prestation de services offerte par les cirques.

Remplissez notre formulaire en ligne pour envoyer une lettre de protestation à M. McCreevy


A :

Charlie McCreevy <Charlie.Mc-Creevy@cec.eu.int>
Commissaire responsable du Marché intérieur et des Services

Sujet :

Dans les cirques, les animaux sauvages ne peuvent pas être hébergés conformément aux impératifs biologiques de leurs espèces.

Monsieur le Commissaire,

Dans votre lettre du 12 octobre au ministère des affaires étrangères, Ref: 2005/4510 K(2005)4020, vous vous plaignez que l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, correspondant à la loi autrichienne de protection des animaux, restreint de façon illégale le travail des cirques.

Vous prétendez que, bien que la protection animale soit d’intérêt général, il n’est pas nécessaire d’interdire totalement les animaux dans les cirques pour cela.

Avis des experts sur les animaux sauvages dans les cirques

En 1996, le bureau viennois pour la protection de l'environnement (Wiener Umweltanwaltschaft) a publié une expertise scientifique sur la détention en captivité des animaux sauvages dans les cirques. La conclusion est sans équivoque

"Le but général, dans l’avenir, est d’autoriser, dans les cirques, uniquement les espèces animales qui peuvent être détenues en respectant leurs impératifs biologiques. Nous voudrions préciser que pour les animaux sauvages, il est en principe impossible de satisfaire ces impératifs."

L’Eurogroup for Animal Welfare, fédération des groupes de protection animale de l’Union Européenne, partage cet avis. Le 2 août, il a été précisé que:

"L’Eurogoup pense que la détention d’animaux sauvages dans les cirques ne peut être justifiée ni par l’éthique, ni par la protection des espèces. Par conséquent, elle doit être éliminée avec l’objectif d’interdire la détention d’animaux sauvages dans les cirques."

L’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, conformément au §27 de la loi de protection des animaux, doit être vue comme une étape vers les idéaux de protection animale. Dans un futur proche, d’autres états membres adopteront des législations similaires.

Problèmes spécifiques de la détention des animaux sauvages dans les cirques

Le fait que le §25 (détention des animaux sauvages) et plus particulièrement le §28 (utilisation des animaux dans les évènements publics) de la loi autrichienne de protection des animaux n’interdit pas la détention d’animaux sauvages, ni leur utilisation dans des évènements publics, n’est pas une contradiction. Le problème est que les cirques, à cause de leur nature itinérante, ne peuvent pas satisfaire les impératifs des animaux alors que d’autres structures le peuvent. De plus, les animaux sauvages utilisés dans des évènements (par exemple la réalisation de films) peuvent souffrir de stress de façon exceptionnelle, sans quoi l’autorisation ne serait pas donnée. A l’opposé, dans les cirques, les animaux souffrent de stress permanent en raison de spectacles réguliers et d’un espace de vie inévitablement trop petit.

Garder des animaux sauvages dans des cirques signifie que les humains sont en contact direct avec eux. Les animaux sauvages représentent un danger pour les humains, et ils sont domptés en conséquence. Ce domptage nécessite de briser l’animal moralement par la violence. L’animal doit considérer son gardien comme un être supérieur et inattaquable. Cela contraste avec la situation dans les zoos ou les réserves naturelles, où le contact direct entre humains et animaux sauvages n’est pas nécessaire. Dans ces derniers cas, les animaux n’ont pas besoin d’être domptés et les contacts avec les humains se font toujours sous la protection d’un grillage ou d’un dispositif similaire.

Danger pour les humains

Un aspect supplémentaire est le danger que les animaux de cirque pose pour les gens. Quand des animaux de grande taille, forts et potentiellement dangereux entrent en contact avec des gens, il peut survenir des accidents graves (voir http://www.circuses.com/attacks.asp).

Entre 1998 et 2002, rien qu’en Autriche, il y a eu quatre personnes blessées par des animaux de cirque ; un petit garçon a été piétiné par un chameau ; par deux fois, un chimpanzé a mordu des enfants, et en juin 1998 un éléphant du cirque Belly a saisi un spectateur et lui a écrasé la poitrine. L’homme a été grièvement blessé, et a été hospitalisé au service des soins intensifs pendant plusieurs jours.

Impossibilité de réaliser des contrôles efficaces

Il est quasiment impossible d’être sûr que les lois de protection animale sont bien appliquées dans un cirque. On n’a tout simplement pas le temps de diagnostiquer un problème et de faire un suivi quand le cirque est continuellement en déplacements. Le cirque allemand Barelli en est un exemple. Ce cirque s’est produit en Autriche, à Vienne, en avril 2003. A cette époque, la loi viennoise de protection des animaux avait des exigences relativement strictes pour l’hébergement de cinq tigres du cirque, en préalable à l’interdiction totale des animaux. Pour satisfaire ces exigences, le cirque devait se procurer du matériel pour construire une enceinte en plein air de la taille requise. Mais l’organisation Verein Gegen Tierfabriken (Association contre les usines d’animaux) a été capable de prouver que le jour suivant la visite du vétérinaire officiel, les tigres étaient de nouveau enfermés dans leur wagon de transport et y restaient pendant toute la journée. L'enceinte en plein air est restée vide.

Conclusion

Le seul moyen possible d’assurer le bien-être de tous les animaux sauvages concernés et d’interdire sans exception leur détention dans les cirques. Cette mesure est raisonnable et appropriée, elle représente une restriction justifiée à la libre prestation de services. Par conséquent, je vous demande de considérer la loi autrichienne interdisant la détention des animaux sauvages dans les cirques comme un exemple à suivre par les autres états européens et de ne pas la mettre en danger par une action devant la Cour Européenne. Je suis totalement d’accord avec le député Jörg Leichtfried, qui, dans un rapport le 15 novembre 2005, a demandé que :

Le bien-être des animaux devrait – et doit – devenir une valeur européenne prioritaire !

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Commissaire, l'expression de ma très haute considération.

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